Astuces enfants : Quand grossesse rime avec phobie.

Mer 26 Decembre 2018 publié par femmessawa
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Être mère, c’est beaucoup de bonheur, mais ce sont aussi des doutes, des angoisses, des soucis qu’il est parfois difficile de partager publiquement. Pour ouvrir un espace de dialogue, deux jeunes mamans camerounaises ont eu l’idée d’un site où aucun sujet lié à la famille et à la maternité n’est tabou. Sur sa page d'accueil, le site lesmaters.com titre « Femmes et Maternité : parce que nos histoires méritent d’être racontées ».

Des enfants? J’en voulais…4: 2 filles, 2 garçons. L’équilibre parfait. Dans mon plan de vie, conçu à mes 17 ans, je prévoyais commencer à les mettre au monde à 26 ans. Je les aurais faits après avoir épousé leur papa, mon « crush » du lycée, deux ans plus tôt. Mais voilà, entre les attentes, les envies et la réalité, il y a souvent un gouffre.Dans mon cas, je n’ai pas convolé avec M. Crush, ni avec personne d’ailleurs…à ce jour. Pas plus que je n’ai fait d’enfant mes 26 ans atteints.

En réalité, je n’ai pas fait d’enfant dutout… du moins, pas encore. Le projet est resté en gestation dans ma tête. Puis, il a été révisé. J’ai revu mes attentes à la baisse. De 4, je suis passée à 3, puis 2, puis (re) 3. A cause de l’âge qui passe? Non! Du haut de mes 34 piges, tout n’est pas encore « perdu ». Mais alors, qu’est-ce qui n’a pas marché?

Voyez-vous, comme toutes les femmes, j’ai entendu dire très tôt qu’accoucher, ça fait mal, très très mal; qu’à côté, la douleur ressentie lors des menstruations est une pâle copie.

D’abord la grossesse, chemin pavé de: nausées, fatigue extrême, saute d’humeur, bouffées de chaleur, anxiété, envies culinaires bizarroïdes, appétit sexuel démesuré ou carrément absent, prise monstrueuse de poids, etc. Les gestations de ma mère, dont j’ai été « témoin » quand j’ai eu l’âge de comprendre, m’ont suffisamment édifiée sur certains de ces maux.

Si ce n’était que cette étape qui était pénible…L’accouchement ou la délivrance, comme on l’appelle aussi, n’est pas un long fleuve tranquille. C’est même le « clou du spectacle ». Entre la douleur des contractions, les poussées, les étourdissements, les déchirures (notamment l’épisiotomie)…on perd le total contrôle de son corps. On subit tout, impuissante. Que veux-tu Lyse, c’est le prix à payer pour donner la vie, right? Même si, vous me direz, l’expérience n’est pas toujours aussi »dramatique et chaotique », que je la décris pour toutes les femmes, chaque grossesse a son histoire. Il n’en demeure pas moins que, dans la majorité des cas, porter la vie, donner la vie, est tout sauf une partie de plaisir.

Malgré tout ce que j’ai toujours su, ou plutôt entendu, sur ce moment « spécial » de la vie d’une femme, l’envie d’assurer ma descendance est restée intacte. D’accord je l’avoue, pas sur le nombre, mais tout au moins sur le désir de procréer. Seulement, dans tout ce scénario, je n’avais pas prévu un « événement »…il vous paraîtra peut-être anodin, mais il a été et est, en grande partie, la source de mes »malheurs »…

lesmaters.com

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